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Communiqué de Presse
Lévriers en détresse
Contact Presse
Raymond Audemard
118 avenue de Stalingrad
92700 Colombes
01 47 84 16 82
Colombes le 22 01 2002
Communiqué
de Presse Lévriers en détresse Contact Presse Raymond Audemard
118 avenue de Stalingrad 92700 Colombes 01 47 84 16 82 Colombes
le 22 01 2002 A qui profite le crime ? Le sort des lévriers
espagnols a touché et scandalisé les fondateurs et les militants
de Lévriers en Détresse. Leur exploitation éhontée, les violences
sans nom dont ils sont victimes au cours de leur carrière
sur les cynodromes concentrationnaires de la péninsule ibérique
a ému les amis des animaux de France, mais aussi du Royaume
Uni, de Belgique, d'Allemagne ou des Pays Bas, sans oublier
les courageuses associations espagnoles qui peinent à combattre
un tissu inextricable où se mêlent traditions brutales et
intérêts financiers énormes.
Car les courses de chiens sont
une industrie, pas un jeu, un loisir qui permettrait aux chiens
d'exprimer les qualités que l'homme a sélectionné en eux depuis
des siècles. C'est une industrie du jeu où des millions circulent
et où les chiens ne sont que des instruments, des objets éminemment
jetables, taillables et corvéables à merci. Sans nom, sans
reconnaissance de leur nature d'êtres vivants et souffrants,
ce sont des outils à faire du fric, le plus vite possible,
en coûtant le moins cher possible. Résultat : des chiens exploités,
courant sans arrêt, y compris quand leur état de santé ne
le permet pas, dopés, drogués, pressés comme des citrons.
Et jetés comme des épluchures lorsqu'ils ne peuvent plus rapporter
à leurs tortionnaires…

Cette
réalité espagnole est connue maintenant de tous, elle a choqué
tant de gens qu'elle a conduit les autorités ibériques à fermer
certains cynodromes, les pires, les plus voyants. Cette réaction
a suivi les campagnes de presse effectuées par les défenseurs
des animaux en Grande-Bretagne tout particulièrement. Entre
les intérêts touristiques (beaucoup de touristes Anglais fréquentent
l'Espagne) et ceux du lobby des cynodromes, le poids de l'argent
a pesé, pour une fois dans le bon sens. Souhaitons que de
telles campagnes fassent également reculer cette pure manifion
de la barbarie et du lucre tout puissant qu'est la corrida,
auréolée jusqu'à présent d'un statut " traditionnel " qui
cache mal les enjeux financiers réellement en lisse !
Mais il ne faut pas confondre le symptôme et la maladie.
Les
cynodromes d'Espagne sont un symptôme, une plaie purulente
qu'il faut assécher, mais la maladie est ailleurs, plus au
Nord, dans un décor de carte postale : en Irlande ! C'est
ce pays qui est principalement à la base de l'exploitation
des chiens de course en Espagne, ce pays qui produit plus
de 25 000 chiots greyhounds par an ! Vingt-cinq mille lévriers
" produits " dans des fermes d'élevage, vingt-cinq mille bêtes
à courir, vingt-cinq mille sources de fric ! En 1999, huit
mille personnes vivaient directement ou indirectement de l'industrie
des courses en Irlande, une industrie qui repose sur un pari
mutuel où des sommes considérables sont pariées, où certains
Irlandais " brûlent " leur paye. Ils ne connaissent pas plus
les chiens que les parieurs du PMU ne sont amateurs de chevaux,
ils connaissent des noms, ceux qui sont imprimés sur les ordres
de départ des courses et des résultats. Des résultats qui
servent à établir des côtes et des paris.

D'où
viennent les chiens, comment ils sont sélectionnés, tout le
monde s'en moque !
Ce qu'ils deviennent entre les courses ou après leur retraite,
tout le monde s'en fout !
Les lévriers sont élevés dans des fermes d'élevage où l'on
a pas plus de considération pour eux que pour des poulets
ou des cochons destinés à l'abattoir.
Lors des sélections, des témoins ont pu assister à la pendaison
dans sa cage d'une femelle dont les performances étaient considérées
comme insuffisantes !
Cette industrie qui pue, qui pue la mort et la misère animale,
est une mine d'or non seulement pour ses promoteurs, mais
aussi pour les Etats. Les courses de lévrier sont parmi les
" sports " ceux qui rapportent le plus de taxe à des pays
comme l'Irlande, la Grande-Bretagne et certains Etats américains
comme la Floride.
Les
chiffres sont froids, ils ont une logique implacable : 25
000 chiens produits chaque année, quelques milliers exportés,
en Espagne, Italie ou ailleurs. Restent près de 20 000 lévriers
qui entrent sur le marché des courses irlandais chaque année.
Ce marché, puisqu'il faut employer ce terme, n'est pas extensible.
Les Irlandais ne considèrent pas, ou très rarement, les lévriers
comme des animaux de compagnie (un cochon ou un poulet est-il
un animal de compagnie chez nous ?).
Que deviennent les 20 000 chiens qui " sortent " du marché
chaque année ? Quelques centaines sont adoptés grâce au courageux
travail d'associations de sauvegarde, mais les autres… La
réponse tient en deux mots : laboratoires d'expérimentation
animale (friands de lévriers pour tester les médicaments)
et euthanasie (pendaison, le plus souvent, moins coûteuse
qu'une piqûre et plus " traditionnelle ").

Pas
très joli tout cela. Des pratiques peu connues et qui viennent
troubler, pour ceux qui les connaissent, l'image d'une verte
province où il fait bon vivre où l'on boit de la bière brune
en écoutant Brenda Wooton, ou Lorenna McKennit, tandis que
des chevaux gambadent dans des près envahis par la brume du
petit matin. L'image d'Epinal cache de bien puantes arrières
cours où des cadavres de chiens pourrissent…
Soigner
la maladie à la base, cela signifie soigner la cupidité, soigner
la bêtise, soigner la cruauté, soigner l'ignorance, la crédulité
et le rêve de jours meilleurs entretenus par tous les organisateurs
de jeux d'argent. Ce serait aussi soigner l'indifférence béate,
le refus d'accepter la vérité, le refus d'évoluer au nom de
" traditions ". Tradition, un nom qui sonne chez nous comme
un coup de fusil au petit matin, ou comme le signal de départ
d'une course dans l'enceinte d'un cynodrome irlandais, anglais
ou espagnol, un mot qui sonne aussi comme la douloureuse mise
à mort de taureaux dans des arènes envahies d'un public trompé
par l'ambiance, l'esbroufe tapageuse et la publicité retorse
des marchands de tourisme.
Ne rêvons pas, nous n'avons pas les moyens de soigner ces
cancers, ces chancres qui dévorent certains " hommes ", alors
agissons à notre niveau.
Lévriers
en Détresse, depuis sa création, agit contre la cruauté et
l'exploitation dont sont victimes les lévriers d'Espagne,
mais l'association sait où se trouvent les véritables responsables.
Derrière les " fourmis " espagnoles, se dissimulent les "
gros bonnets " irlandais, pour utiliser un langage habituellement
utilisé pour le monde de la drogue.
C'est à ces " gros bonnets " qu'il faut s'attaquer, sans pour
autant négliger leurs zélés représentants ibériques.
C'est pourquoi Lévriers en Détresse souhaite que les touristes
français rayent l'Irlande de leurs destinations touristiques,
et que s'ils y vont, ils boycottent systématiquement les cynodromes
irlandais. Lévriers en Détresse appelle également au boycott
des cynodromes anglais et, bien évidemment, espagnols.

Mais
attention, l'Irlande, pourvoyeuse de bêtes à misère, de chiens
martyrisés en attendant la mort, prépare sa diversification
! Le marché espagnol est en léger déclin (sous la pression
des défenseurs des animaux), qu'à cela ne tienne, investissons
en Asie ! Les projets fleurissent, au Vietnam, entre autres,
loin des yeux des témoins gênants que sont les protecteurs
des animaux. Allez, encore un effort, messieurs les vendeurs
de greyhounds irlandais, il vous reste le marché chinois.
Pour la retraite de vos bêtes à courir, pas de problème. Il
y a suffisamment de restaurants… Demandez les adresses aux
éleveurs suisses qui vendent des Saint-Bernard de boucherie
dans l'Empire du milieu, ils en ont sûrement de bonnes à vous
donner… Non, à vous vendre, entre marchands de viande, on
ne se fait pas de cadeau, même sur un tel marché… C.M.W. ©
Lévriers en Détresse 2001. Texte libre de droits.
Lévriers
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