Les chiens, les loups, les chacals ainsi que les coyotes se répartissent dans toutes les régions du Globe, à l'exception des zones glacées des pôles. Ils sont d'infatiguables coureurs à l'instinct de prédateur, tous ces cousins de la famille des canidés sont des carnassiers



Le chien | Le loup | Le chacal | Le coyoteLe dingo | La relation | Dressage pour la chasse

Ils existe quelque 350 races de chiens qui ne sont pas tous classés, mais qui forment un seul et même groupe: Le canis lupus familiaris. Les études les plus récentes confirment que tous ces animaux sont le produit de la domestication du loup ou de ses cousins. Néanmoins, le chien n'est pas un loup soumis. Premièrement, parce qu'il a acquis des particularités physiques et comportementales qui le distinguent de son frère sauvage, d'autre part parce que son croisement avec les autres canidés comme le chacal, est très probable. Mais le tout demeure encore une énigme!


Le loup

Dans chaque chien sommeille un loup! Les plus anciens fossiles provenant avec certitude du squelette d'un canidé domestique ont été découvert en Iran dans des couches géologiques datant d'il y a 14 000 ans. À cette époque, deux grands prédateurs régnaient, l'homme et le loup partagent le même territoire. Ils sembles se tolérer et profite aussi de la présence de l'autre même s'ils convoitent les mêmes proies lors de leurs chasses.

Lorsque le loup signale à sa meute une menace, par un bref hurlement, l'homme reconnaît cet avertissement et se met aussi tôt à l'abri. Le loup, pour sa part, passe ses nuits près des camps humains, ainsi la lumière des feux le protège ainsi des plus gros prédateurs. Il se régale aussi des carcasses que l'homme laisse derrière lui et abandonne. Le bipède ne tarde pas à voir en son homologue à quatre pattes un gardien potentiel. Il tente de l'apprivoiser et capture ses premiers louveteaux. Leurs modes de vie et d'organisation sociale étant relativement proches, l'opération se solde par un succès. Par après il contrôle la reproduction de son dit animal et entame une sélection pour obtenir des descendants plus dociles, adaptés à sa défense, à la garde et à la conduite des troupeaux ou pour la chasse.

Le chacal

Le Chacal doré s'étend de l'Afrique à l'Asie et s'adapte partout. Il s'étend du Nord de l'Afrique à la Thaïlande, en passant par le Sud-Est de l'Europe et le Proche-Orient. Le chacal s'organise en couple en défendant leurs zones de chasse dont la superficie dépend des ressources en gibier.

Ils ont généralement 5 petits ou six, ils sortent très peu de leur repaire au cours de leurs premières semaines, pour ne pas être la proie mortel d'un aigle. Vers 30 à 40 jours, ils accompagnent leurs parents à la chasse, et essayent de capturer de petits mammifères, tels que des lézards et peuvent se nourrir d'insectes lorsque la chasse a été moins fructueuse. Ils expérimentent leurs premières ruses lorsqu'ils ont atteint l'âge de 4 mois. Pour attirer une proie trop curieuse, la ruse la plus efficace pour les attirer est naturellement pour eux de faire le mort!

Dans les massifs montagneux de l'Ethiopie, de longs hurlements aigus signalent la présence du loup d'Abyssinie, dont la population est estimée à plus d'un millier d'individus. Isolé entre 3 000 et 4 000 mètres d'altitude et extrêmement méfiant, cet animal rare reste encore méconnu des scientifiques, qui ne savent pas s'il s'apparente au renard, au chacal ou au loup. Mais tant qu'il trouvera des lapins à profusion, ce dit loup aura une chance de survivre, ajoutant occassionnellement des charognes d'antilope à son menu.

Lorsque les premiers colons ont posé les pieds en Amérique du Nord, ont découvert un animal qui, le soir venu, hurlait à la Lune. Il fut immédiatement appelé "loup hurleur".

Par la venue de ses nouveaux habitants, le coyote ne se doutait pas que sa période de tranquilité venait de prendre fin. Sa tête fut mise à prix , car il a le tort d'apprécier la chair des moutons et des poulets, en plus il est porteur de la rage. Malgré les opérations menées pour l'éliminer, il profite de la raréfraction de son rival le loup pour agrandir son territoire qui s'étend de l'Alaska au Sud du Mexique.


Ce rebelle exilé en Australie! Le dingo est certainement le plus proche parent du chien. Il semble même qu'il soit son frère jumeau, retourné vivre à l'état sauvage.

Il y a plusieurs milliers d'années, lorsque les peuples aborigènes sont arrivés en Australie, ils devaient être accompagnés de chiens qui, profitant des immenses espaces libres du continent austral, ont finit par échapper à la vigilence de leurs maîtres. La curiosité du dingo le pousse souvent à oublier sa méfiance naturelle. À partir de multiples observations de dingos en Australie, on remarqua que ce canidé était l'un de ceux qu'il est impossible d'éduquer malgré son association étroite avec les aborigènes. Il sert d'éboueur pour les campements, de chien de garde occasionnel et de couverture contre le froid nocturne. Sa coopération n'est réelle que dans les forêts tropicales humides. Il semble en être de même pour les basenji en Afrique.

Le mariage entre l'homme et le chien est vieux de plusieurs milliers d'années et ce lien a résisté au temps. Depuis les débuts de l'humanité, l'homme a toujours recherché la présence du chien, même quand ce canidé était encore sauvage et ne jouait qu'un second rôle passif dans les battues de chasse.

L'entente spontanée entre l'homme et le chien s'est toujours renforcée, jusqu'à ce que l'homme , avec intelligence et opportunisme, ait compris qu'il pouvait tirer davantage de cet animal. Ce fut alors le début de la phase de domestication et du véritable dressage pour la chasse.


La relation qui débuta entre l'homme et l'ancêtre du chien repose probablement sur des pratiques communes aux deux espèces: chasser et aussi "fouiller les ordures" ; les poubelles d'aujourd'hui étaient les restes de proies laissées par d'autres prédateurs dans les temps préhistoriques.

Ou bien le tout à commencé par une coopération de chasse, mais le chien a d'abord été un compagnon de campement, un suiveur et un gardien qui avertissait l'homme de la présence d'étrangers. Ce n'est que par la suite que sa coopération active à la chasse et à la défense aurait vu le jour et que sa domestication se serait engagée. Tous deux attaquaient des animaux d'une taille supérieure à la leur et partageaient leur proie avec les autres membres du groupe, aidant ainsi les chasseurs moins aptes à se nourrir. Tous deux communiquaient par des mimiques faciales et des gestes corporels, transmettant à autrui pensées et émotions.

Tous deux suivaient les hordes migrantes des grands animaux. Ils avaient beaucoup en commun. Les hommes ont observé les techniques de chasse des chiens et ceux-ci sont venus manger les restes des humains (ou peut-être l'inverse?), s'attachant à leurs pas et à leur feux. Tous deux, l'homme et le chien, chassaient et vivaient en groupes sociaux et attaquaient des animaux d'une taille vraiment supérieure à la leur. Les deux partageaient leur repas avec les autres membres du groupe, aidant ainsi les chasseurs moins aptes à se nourrir. Tous deux communiquaient par des mimiques ainsi que des gestes corporels, transmettant ainsi les émotions et et la pensée d'autrui.

Ils suivaient même ensemble les hordes migrantes des grands animaux. Il va de soit qu'ils avaient beaucoup en commun. Des hommes ont mangé des chiens et les chiens ont mangé des hommes. Des humains ont gardé les chiots des chiennes et les ont élevés. L'empreinte humaine sur un chiot de trois semaines modifie la notion d'identité de l'animal. En gardant ainsi ceux que l'on pouvait domestiquer le plus facilement et en les croisant les uns avec les autres, on a obtenu l'ensemble des races connues aujourd'hui.

La chasse était une activitée strictement liée à la subsistance de l'homme car elle lui fournissait sa nourriture quotidienne. Ainsi,le dressage du chien ne visait que cet aspect pratique et utilitaire de la chasse.

L'homme a tout d'abord créé le chien courant en exploitant les qualités intrinsèques du canidé de son époque, qui lui permettaient d'attraper le gibier après l'avoir poursuivi. L'aspect et la domination variait selon la région d'origine du chien, selon les cours du siècle et servi aussi de souche à des races différentes.

À l'époque romaine, on connaissait déjà les chiens de garde (villaciti), les chiens de berger (pastorales pecuarii), les chiens de sports (venaciti), les chiens de guerre (pugnaces ou bellicoci), les chiens de pistages à l'odeur (nares sagaces),et les chiens de pistage à la vue (pedibus celeres).

En Grèce, déjà on gardait les chiens de chasse comme animaux de compagnie. On retrouve des traces de chiens, genre bichons, à poil long et soyeux, depuis l'époque pharaonique, au Ve siècle avant J.-C. L'ancêtre du bichon était populaire dans la Grèce antique et dans l'Empire romain. Ces petits chiens jouets, anciennement des chiens de chasse, étaient nourris de mets délicieux, couchés sur des couvertures ou des peaux, et vivaient dans le plus grand luxe.

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Derniere mise à jour:
30 décembre 2006

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